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Pour soi vêtir honnêtement à la cour de monseigneur le duc : costume et dispositif vestimentaire à la cour de Philippe le Bon, de 1430 à 1455
Jolivet, Sophie
JOLIVET Sophie, Pour soi vêtir honnêtement à la cour de monseigneur le duc : costume et dispositif vestimentaire à la cour de Philippe le Bon, de 1430 à 1455, thèse pour le doctorat soutenue à l’Université de Bourgogne, 2003, inédite.
Présentation
La thèse de S. Jolivet est disponible sur le serveur de l’université de Bourgogne, sous forme de document pdf, avec annexes. Extrait :
La cour de Bourgogne à l’époque de Philippe le Bon évoque grandeur, luxe, faste... autant de qualificatifs que chacun, contemporain du Grand Lion ou simple nostalgique reconnaît et accepte. Sans être coupée du monde, la cour de Bourgogne générait ses propres codes, son langage, ses rites, son organisation originale que nul en son sein n’était sensé ignorer. Elle se donnait à voir, se voulait magnifique et s’en procurait les moyens. Grands seigneurs, courtisans, prélats reconnus, jeunes nobles en formation, dames rivalisant de titres et d’atours, petit personnel fourmillant, chacun tenait un rôle bien défini. Et quand le microcosme se déplaçait, c’était un cortège formé de centaines de personnes, chevaux, chariots, qui se mettait en mouvement, défonçant les routes, et ébranlant les esprits de ceux qui le voyaient défiler. Choisir son costume pour étudier une cour, c’est d’abord approcher des noms évocateurs, des formes colorées, des « bizarreries » anciennes qu’il faut restituer, comme ces robes « à façon de ploy derrière et de palettot devant », portées à partir de 14502. A la lecture des pages des registres médiévaux, on se laisse emporter dans une réalité qui n’est pas sans rappeler l’imaginaire de nos comtes d’enfant. Au-delà d’une réponse à une curiosité personnelle pour les belles choses, c’est la volonté d’aller plus loin qu’un simple regard posé sur les images d’antan, c’est dépasser la frustration de voir sans connaître. Avec la cour de Bourgogne, les historiens bénéficient d’un outil exceptionnel : la combinaison de sources comptables, narratives, et monumentales de grande qualité sur une très longue période, et la richesse et la précision d’une société parfaitement organisée.