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Peindre en grand (Rome-Paris, 1630-1690). Format, style et langue nationale
Bonfait, Olivier
Bonfait, Olivier, "Peindre en grand (Rome-Paris, 1630-1690). Format, style et langue nationale", dans F. Checa Cremades (dir.), Arte Barroco e ideal clasico. Aspectos del arte cortesano de la segunda mitad del siglo XVII, Madrid, Sociedad estatal para la Accion Cultural exterior, 2004.
Extrait de l’article
La connaissance de la peinture française du xviie siècle, un période encore négligée il y a quarante ans, a fait des pas de géant : tel artiste suiveur de Le Brun a maintenant droit à la publication de son catalogue raisonné ; des courants artistiques ont été identifiés, comme l’atticisme. Mais ce qu’il manque encore je crois à cette histoire, ce sont des ressorts et des enjeux, des dynamiques qui expliquent comment un “ style ” français a pu se distinguer des grands modèles italiens ou de l’importante production nordique, flamande et hollandaise. Assurément, comme pour la langue, la pression du pouvoir politique n’est pas à négliger dans cette histoire de la peinture française soutenue par une volonté royale et une historiographie nationale, de Richelieu à Félibien. Mais je crois également que les problématiques religieuses ne sont pas à sous estimer et que, même dans les représentations de visions des saints, la thématique du Dieu caché distingue rapidement les tableaux d’autels français des retables italiens. Enfin il me semble que Paris s’approprie, dans les années 1640-1690, le tableau de chevalet, en l’associant à la peinture d’histoire en grand.