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Pierre Lombard, médecin de Saint Louis

Stein, Henri
 

Henri Stein, " Pierre Lombard, médecin de Saint Louis", dans Bibliothèque de l’Ecole des chartes, année 1939, volume 100, numéro 1 pp. 63 - 71.

Extrait de l’article

Grâce aux érudites et minutieuses recherches de M. le doc- teur Ern. Wickersheimer, nous avons désormais à notre disposition un précieux dictionnaire des médecins en France au moyen âge, dont d’inlassables dépouillements lui ont permis de relever les noms. On peut signaler ceux de quelques médecins qui furent attachés à la personne de saint Louis. Me Arnaud de Poitiers, « Ernaudus Pictavinus », chanoine de Saint-Quentin en 1235, exerçait déjà la médecine sous Philippe-Auguste.

Me Robert de Douai, « Robertus de Duaco », qualifié de clerc, chanoine de Senlis et de Saint-Quentin en 1245, 1246 et 1254, était « physicus régis » et probablement aussi de la reine Marguerite, « Margarite uxoris » ; il meurt en 1258, léguant 1 500 livres pour aider à la fondation du collège de Sorbonne. Son anniversaire fut célébré en plusieurs établissements de Paris, et notamment à la Sorbonne. Il avait vendu en 1254 une maison sise à Paris, en face du palais des Thermes.

On signale dès 1252 Pierre de la Broce, attaché à la personne du roi, et Guillaume de Nangis le mentionne en 1261, Baudouin d’Avesnes en 1266, comme chambellan. Il accompagna saint Louis à la croisade de Tunis. Mais c’est sous Philippe III qu’il reçut de son souverain des domaines considérables et prit sur lui un grand ascendant, le médecin (ou plutôt chirurgien) cédant le pas au favori et politicien comblé d’honneurs. M. Ch.-V. Langlois a raconté en grand détail la vie de ce personnage, son ambition démesurée, sa toute-puissance, puis sa disgrâce et sa mort : il fut pendu.

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